" Nein, Frau Merkel ! " .... - La réponse de M. Femsohn

Publié le par reinerschleicher.over-blog.com

Sehr geehrter Herr Schleicher, Ich liebe, verstehe, lese und schreibe die wunderschöne deutsche Sprache . Mais je préfère vous répondre en français afin de ne pas trop "abîmer" votre belle langue. Peut-être me suis-je mal fait comprendre. Je n'ai jamais prétendu que les Allemands d'aujourd'hui sont antisémites. Je suis persuadé que la chancelière n'a pas une once d'antisémitisme et serait même plutôt assez favorable à Israël. Je n'ai pas utilisé le terme "Frau" dans le but de "discréditer". Ni même le mot "korrekt". Je m'adresse à elle en l'interpellant par Frau", car c'est une technique d'accroche, comme j'aurais pu dire "niet, tovaritch Brejnev"... Le mot "korrekt" fait effectivement référence à la Wehrmacht lorsqu'elle pénètre dans Paris ou Bruxelles où ses soldats ont reçu pour consigne d'être très "korrekt"avec la population. Ce n'est pas à vous que j'apprendrai qu'on peut claquer des talons à la prussienne, faire un baise-main aux dames,être donc très "korrekt", mais en même temps être implacable. A la limite, je vous concéderai le qualificatif de caricature. Une de mes grand-mères est née en Allemagne. A la fin de la guerre, elle a décidé que plus jamais un mot allemand ne sortirait de sa bouche. Pour elle aussi, l'allemand était la langue de Goethe et de Heinrich Heine, mais elle fut aussi celle qui fut utilisée pour l'humilier et la rendre malheureuse, celle qui tua sa famille. Mais là n'est pas le problème. Je réagis en tant que citoyen israélien, c'est-à-dire d'un pays souverain, à propos duquel la représentante d'un autre pays prend la parole sur son territoire en critiquant le de la représentante allemande lorsqu'elle s'exprime en Israël. Mais vous aurez aussi constaté que je ne ménage pas Netanyahou, mon propre Premier ministre. Exemple : je n'ai pas entendu Frau (pardon), Madame Merkel donner des conseils aux Belges sur la manière de résoudre leur crise. A-t-elle des solutions pour résoudre le problème linguistique? A-t-elle demandé aux Wallons et aux Flamands de faire des "concessions douloureuses"? C'est ce que j'appelle le respect de la souveraineté nationale. Et donc, comme elle ne s'est jamais "énervée" à Bruxelles sur la crise belge, en tant que citoyen israélien, je lui dénie le droit de s'"énerver" ou de s'agacer, à Tel Aviv, sur ce qui concerne le futur de mes enfants et de mon peuple. Donc, l'Allemagne n'est pas du tout un pays ennemi, bien entendu. Mais je ne peux le considérer comme un pays ami car j'ai la chance d'avoir encore mes parents et belle-mère, rescapée d'Auschwitz. Vous comprenez le problème. Je n'ai pas été élevé dans la haine, preuve en est que je parle et apprécie votre langue. Mais plusieurs générations seront encore nécessaires pour pardonner. Ce n'est pas instrumentaliser la Shoah que d'affirmer cela. L'Allemagne est donc un pays allié ayant une dette morale à l'égard d'Israël et de son peuple. Mon sionisme et donc ma décision d'être venu vivre en Israël, a pour origine les souffrances que ma famille et mon peuple ont endurées, victimes du 3ème Reich allemand. Car, comme le président Chirac a admis en 1995, que la France de Vichy fut la France, le 3ème Reich fut l'Allemagne et son chef, Adolf Hitle,r porté au pouvoir démocratiquement par le peuple allemand en 1933. Et c'est dans le drapeau d'Israël brandi à Auschwitz par mon fils, officier de Tsahal, que se trouve la réponse à donner à l'Allemagne qui a perdu son honneur. Cette réponse est claire : plus jamais, le Peuple juif, sur sa Terre, ne se laissera imposer une volonté étrangère. Voilà notre devoir de mémoire et notre obligation morale, nous Juifs israéliens, à l'égard de chacun des 6 millions de nos disparus. Deswegens, sage ich JA zu der Zukunft zwischen Israel und Deutschland und NEIN zu Frau Merkel wenn sie zu weit gegangen ist. Très cordialement, en espérant que vous publierez ma réponse sur votre blog, Marc FEMSOHN

Publié dans Antisemitisme

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